Paola et son Victor d'amour, François, le grand de la saga De le Rue, Nicolas Rougier, en direct des landes, et David Lévy, toulousain pur jus me retrouvent pour 2 journées magnifiques en montagne. le ski se mêle logiquement (!) à l'alpinisme, chacun est à sa place, au rendez-vous du plaisir.
Cet automne se prolonge inlassablement au rythme des journées en falaise. c'est là, mes seules activités en ce moment. quand vient le moment d'honorer ce rendez-vous d'alpinisme sur mon calendrier de fin d'année, je ne sais plus faire un sac de montagne !!
Mes 5 compagnons arriverons le vendredi soir à la maison; gage de temps pour trinquer à la fin de l'année qui approche, mais aussi pour discuter stratégie...horaire du réveil !
A l'heure de la 1ere remontée mécanique de Gavarnie, la journée s'annonce belle et froide. en de belles godilles sur pistes damées, nous rejoignons le col des tentes. Nous déposerons les skis au pied du verrou "raide" entre Taillon et Gabietou. La trace "pédestre" qui conduit vers les goulottes de la face ouest, nous autorise à garder les chaussures de ski, pour faire de l'alpi...Quel luxe!
Toute la troupe se hisse au sommet à l'issue d'une dernière pente de neige. Les couleurs "cobalt" d'un ciel voilé, annonce l'arrivée de quelques flocons.
Nous attaquons la descente du Taillon avec un bon timing pour une équipe de 6 personnes, et rejoignons nos skis assez vite vers 17h30. Il neige un peu pour nous accompagner lors de nos premiers virages. C'est dans la nuit totale que nous arrivons au parking, éclairés par nos frontales, dans le sillages impeccable des traces de dameuse. A 20 heures, les pieds sous la table chez "lolo" à Gèdre, nous faisons déjà les plans pour le lendemain !
Difficile de réussir une 2eme journée avec autant de succès. Fatigue et météo moyenne, nous permettent tout de même d'aller faire qqs longueurs sur un bout de montagne de "bareges" bien sympa avec ambiance goulotte.
Aprés 3 grands rappels sur un autre versant, cette petite journée aura permis à certains d'y découvrir le "mixte" en grimpant dans la neige, le rocher et...les touffes d'herbe !
On remet cela quand vous voulez !! Bon hiver à vous tous, Dav.
Petit retour sur la fin du mois de septembre 2012.
Je retrouve ce cher Yanyan à domicile, alors que je suis encore les mains dans le ciment sur notre chantier de terrasse à Beaucens. Yanyan provient de la même école que moi: La grange de Bayen ! C'est ici que nous avons contracté le virus de la montagne. J'ai choisi d'en faire un métier, Yanyan quant à lui, entretient le rêve intact de la montagne qu'il a aimé, et me renvoi à mes propres origines de jeune adolescent collectionnant déjà, ces maigres mais si forts souvenirs de montagne en pays "Toy" !! Nous gravirons ensemble en 99, la classique de la face Nord au Vignemale, yanyan est âgé alors de 17 ans.


C'est sur le Mont-Perdu que veux grimper Florian. Une balade de 3 jours en passant par la voie normale lui aurait convenu, tellement le désir simple d'être la-haut était suffisant à ses yeux ! Dans mon esprit compliqué, voire celui de pas mal de guides, nous ne pouvons nous empêcher parfois de proposer un itinéraire "bis" plus épicé. A ma décharge, c'est plus l'envie de découverte qui me guide encore, que l'idée d'aligner des croix sur un topo. Sur ce point, je repasserais, car nous gravirons l'éperon voisin de celui des "esparrets", et fûmes servis sur l'aspect sauvage de la course !!
Nous trouverons le 1er soir, un refuge de "Tuquerouye" dans un état très correct, avec tout de même une belle poubelle à l’extérieur, signe de nos faiblesses à penser que quelqu'un passera toujours derrière nous pour nettoyer.
Ce matin, le vent souffle déjà bien fort en altitude, la météo est conforme aux prévisions, mais cela devrait s'améliorer. Trop pressé de prendre de la hauteur, je m'engage sur un éperon semblable à la description du topo, mais trop tôt...le bon chemin est qqs dizaines de mètres à gauche et au dessus.
Finalement, nous arrivons à nous hisser de traversées aériennes, en cheminées retords, au pied d'un bastion raide proposant qqs beaux passages techniques. Nous retrouvons ainsi, la route pour le sommet par les derniers escarpements verticaux, qu'il faut aller chercher bien au Sud après une vire.
L'air est incroyablement bon la-haut, le vent nous décoiffe et chasse nos soucis de terriens. Au matin, nous avons pris soins d'abandonner notre bivouac sous un gros bloc. Ainsi, en redescendant du sommet par le col du cylindre, nous n'avons plus qu'à nous installer à l'abri pour passer la nuit ici et profiter d'une 2eme soirée en montagne, prés du lac glacé de Tuquerouye. Dés l'aube, le vent à redoublé d'intensité. Pour l'heure, c'est le col des Astazous et les rochers blancs qui finirons de nous convaincre que Yanyan et moi même, avons vibré pour la même montagne, dans les traces modestes de ceux qui nous l'on offert en partage. A bientôt Flo !!
En effet, le projet était motivé par une belle face nord, en Suisse, dans le massif du Mt Blanc ou celui de l’Oisans. Nous arriverons avec Vivien après la bataille, quand des mètres de neiges mettrons un terme à nos tergiversations : De Grindelwald à St Véran, la montagne et la météo invite à rester devant la cheminée. Nous extrayons de notre tonne de matériel des chaussons et une corde : Feux sur les Calanques de Marseille. Morgan nous rejoindra assez vite.
L'auberge de jeunesse de la Fontasse sera le "base camp" pour la calanque d'en Vau, le secteur de castelviel, Eissadon, du Devenson.
Odeur de garrigue, végétation rabougrie, des vues sur la mer apaisée et apaisante...elles sont loin les faces Nord !
Au loin, le "cap canaille" nous semble mystérieux avec son mille-feuille de grès sableux et sa strate de conglomérat...nous irons y parcourir deux lignes esthétiques: "Bleu comme la mer rouge" et "la loi du chaos".
Calanques incontournables, chargées d'histoires et de figures héroïques. Livanos, Rébuffat parce qu’ils étaient les premiers , mais beaucoup d'autres ont œuvré pour nous offrir des milliers de voies au dessus de la grande bleue. Un parc national à récemment vu le jour aux Calanques, souhaitons une durable cohabitation entre les adeptes de la sente, de la mer, des airs et de la verticale. Et prudence, la varrape à mains nues...c'est dangereux !!