mercredi 29 août 2012

Troumouse: De l'ombre à la lumiere: Face nord du Pène Blanque et traversée du cirque par les arêtes.

C'est la canicule en plaine et en vallée...ouf, nous avions programmé avec Nicolas Rougier de nous rendre en montagne cette fin de semaine.
Nous avons prévu de bivouaquer le samedi soir, aussi, rien ne presse pour gravir la face nord du "pène blanque" dans le cirque de troumouse.


Nicolas dans une longueur après la vire principale.
Les derniers mètres avant le sommet de la voie Ravier.
Nicolas est ravi de savoir que notre RDV est fixé à 8h à Argeles ! Venant des landes c'est + 2h de route qu'il faut compter. Finalement, nous attaquons vers midi. 


Le premier tiers de la voie demande un peu d'attention car la roche est constituée de bloc délités dans une strate "ferreuse" de 150 mts environ. Arrive ensuite du rocher calcaire, plus clair et plus compact offrant de beaux passages "montagne". la dernière partie est superbe avec un petit "crux" de 5+ débouchant sur la crête sommitale. Il est 19h, nous avons vraiment profité de cette escalade à l'ombre..en tenue légère. 
 Le col de la Munia n'est qu'à une petite heure de marche. En dessous, un névé libère encore beaucoup d'eau pour nous satisfaire. C'est le moment de trouver le replat qui va bien pour se planter le nez dans les étoiles. Nico est au fourneau ! 
Surveillance du réchaud artisanal !
Le clin d' œil du vignemale.
Ce matin-la, nous ne mettons même pas le réveil, c'est le jour qui se chargera de nous sortir du duvet accompagné par qqs gouttes !
Le fameux "pas du chat" lors du second jour.

Nicolas me tiendra "sec" sur les arêtes de Troumouse.

De la cabane, le pène blanque.
Grande et belle journée finalement à chevaucher les arêtes de troumouse jusqu'au col de la "sède". C'est Nico le guide aujourd'hui, en simulant qu'à ma place, c'est Mathilde, sa grande fille qui est au bout de la corde ! Et un papa s'occupe toujours bien de sa fille. En l’occurrence, il s'est aussi très bien occupé de moi...son guide !!

Les jeunes du groupe promo 65 dans la face sud de la Meije...Oisans sauvage, comme toujours.

Après quelques heures de routes depuis les Pyrénées, je retrouve la route de la bérarde avec une certaine nostalgie pour y avoir fait ma première saison d'aspirant-guide en 99. Je reconnais au loin la tête des "Fétoules"...ça sent bon l'Oisans.


Le camping municipal est le "camp 4" local (célèbre camp de grimpeurs américain du Yosémite). Je suis accueilli par les jeunes du groupe promo, qui on déjà usé leurs chaussons sur la "dibona" et sur la tête du Rouget il y a qqs jours. Le compte rendu de leurs séjours est visible sur le site du comité départemental.


Nous attendons le soleil pour émerger de la brume du fond de vallée, de la brume de nos cerveaux ! la marche d'approche est fort belle jusqu'au refuge du promontoire. Chaque cordée peut voir en direct le déroulement de sa course. Pour Paul, Simond Lechêne,Théo et moi-même, c'est la "Pierre Allain"en face sud de la Meije que nous envisageons.



Le refuge est plein comme un œuf, Fredi et Nathalie qui garde "le perchoir" sont en symbiose parfaite avec ce que recherchent les montagnards qui montent jusque là, et rêve de bien plus encore. Fredi échelonne les réveils et les départs en proposant ses plans devant un punch de bienvenue. Qqs personnes seront conviées à dormir dehors, faute de place. la nuit est douce.


Le réveil aura sonné à 4.00 pour imaginer attaquer la voie au petit jour. Après qqs errements faisant partie de la course, nous atteindrons le sommet à 18h avec 800 mètres de grimpe en dessous.    



Théo et moi-même partageons la même corde. parfois loin derrière, Simond.L et Paul grimpent à leur rythme.
Les talkie-walkie sont précieux pour leur indiquer certains passages, les rappels qu'il devront trouver de nuit !! 

C'est à 23 heures que nous raillions le refuge de l'aigle, un autre perchoir "mythique" ou nous attendent des gamelles encore chaudes de riz anisé et de plat en sauce !! Bonheur total d'avoir eu un créneau météo sans pression, d'avoir pu réaliser, qui les arêtes de la Meije, qui la face Sud + les arêtes, une seconde course en fait !!
Bravo et merci à tous les maillons de la chaine: Gardiens, encadrants, jeunes, parents aussi pour leurs confiances.

Gaston fait ses premières longueurs d'escalade à l'air libre.

Ça valait le coup de "claquer " la mention au Bac ! Du coup, Gaston à écopé de 2 années de prépa à Pau ! Pour la récompense, il a aussi eu droit à qqs tours de manèges à la verticale. "Monsieur lapin" à Héas, la via-ferrata de Gèdres, et "le chant des Pylônes" sur la falaise de Pragnères.    
premier relais pour Gaston.



Via ferata de gedres avalée en 20 mn !

400 mètres d'escalade au total. Toutes les descentes en rappel, c'est fun mais pas dénué de pièges tout de même : rappel qui coince, corde qui s'emmêlent, trouver le relais suivant...cela s'est bien passé mais Gaston a pu prendre conscience de cela. 
Une voie à Pragnères au rocher incroyable.

En tous les cas, pour ses premiers pas en rocher et en grandes voies, il a bien grimpé, il m'a même demandé de ne pas trop "sécher" la corde dans la longueur de 6b+ ! Buches bien les maths et la physique. Dav.  

mardi 28 août 2012

Le Mt Rose : Jamais 2 sans 3 !!


La montagne, ce n'est pas que la performance, l'effort pour l'effort, ni un passe-temps comme les autres. Si en plus on en fait son métier, mieux vaut ne pas se tromper de projet de vie. Cathy et Franck (et parfois la charlotte, Benji + les pièces rapportées quand elles sont la) me rappellent sans cesse ce qu'est la passion simple et les rêves de montagne.

les douceurs Valdotaines
 
Les pâtes en font partie aussi !
Et la bière qui coule de la montagne également !
Il n'y a pas non plus que les pâtes, la bière et les liqueurs dans le projet 2012 avec la tribu Delerue. Le but est d'aller passer une nuit "dans un état cérébral" correct à la cabane margharita, 4554mts d’altitude.
Sur la "cima Giordano" le 1er 4000 du séjour.

Zumsteinspitze: répétez après moi !

Ils sont à la cabane, si si .
Franck et Cathy passent de grandes vacances depuis de nombreuses années aux "haudères", petit hameau suisse au pied de la dent blanche. Ils connaissent tous les recoins du secteurs. C'est donc consciencieusement qu'ils se sont préparés et acclimatés afin de ne pas trop subir le MAM : Mal aigu des montagnes. il n'ont pas négligé non plus le repos entre 2 nuits ou efforts en altitude.
la corne noire...à mains nues !

Pas peu fier le guide !!
Je les ai retrouvé en grande forme à Gressonney-la-Trinité, gros bourg Valdotain. A cette occasion, je suis invité à gouter la cuisine italienne de cette région des Alpes. C'est assez vite le lendemain que nous nous retrouverons à plus de 3000 mètres (à grands renforts de remontées mécaniques ! ). la punta Giordano sera le 1er 4000 du séjour, pas le plus facile pour autant !! Acclimatation oblige.  


Le petit bivouac du "balmehorn" situé à 4172 mts jouit d'un paratonnerre du tonnerre : Un "monté cristo" de 3 mètres de haut. La foudre peut cogner sur ce bout de cailloux ! 

dimanche 5 août 2012

Mont Rose...tome 2 : le retour !!

Hé oui !! j'y suis retourné cette fois-ci avec Fred Dubourg, mais toujours avec une météo capricieuse !! Nous ferons une halte incontournable au gite des grassonnet avant de prendre la route pour Zermatt. Au final, nous ramènerons qqs belles images de la "ronde des 4000" avec le sommet des Breithorn, du pollux, du Castor, du Naso des Lyskamm, de la pyramide Vincent, du ludwigshöhe, de la cabane margharita, du zumsteinspitze et enfin du sommet du Mt Rose à la pointe Dufour. Ouf !  
  
Le gite du vieux Grassonnet.


Mont-blanc et grand combin

Dent d'hérens et Cervin

Corniches meringuées

Comment se fissure une corniche...pas glop !

Zinalrothorn et Weisshorn

Bivouac Rossi i Volante.

remarquez la cabane derrière la vierge givrée !

Une cordée au col du Lys.

Lyskamm et Cervin.

Cervin, dent Blanche et grand Cornier.

Breithorn et Cervin.

L'arête de la pointe Dufour- 4634 mts - nous tend les bras.

Fred dans les rochers sous le 2eme sommet des Alpes !

Dans la petite face Sud-ouest du Pollux.
 Fred aura la forme olympique pour réaliser cette belle semaine. Les Lyskamm ne nous ont pas autorisé à fouler leurs cimes battues par les vents et la neige ce jour-la. Il faudra y revenir ? En attendant, les rosties et la chope de bière nous attendent à la "monté rosa hutte". Incorrigibles, nous finirons par une saucisse bien comme il faut dans les rues de Zermatt. Merci de ta bonne humeur Fred !! 
détail d'une couche de glace après une nuit fraiche.

La fameuse saucisse de Fred.